AFEMAC

AFEMAC

Le laboratoire du développement d’El Hamri (Maroc)

Intervention au colloque international "Innovation, décision, dynamiques sociétales"
Marrakech, 28-29-30 novembre 2012

Introduction

A partir de l’expérience de développement humain que nous menons depuis septembre 2011, avec notre association France et Maroc au Cœur, à El Hamri (douar de la commune de Mzouda, cercle de Mejjat, province de Chichaoua, région de Marrakech Tensift Al Haouz), notre ambition dans la présente intervention est de prôner une conception multidimensionnelle du développement qui repose sur l’interaction dialectique entre théorie et pratique, implication et distanciation critique.

Il va de soi que nous ne prétendons pas opérer une exemplification ou généralisation abusive. Nous testons sur le terrain des concepts et des pratiques, un ensemble de propositions, de recommandations avancés surtout par Edgar Morin, Pierre Calame, Esther Duflo et Mahfoud Ghezali. Pour en rendre compte, nous procèderons selon une progression à la faveur de laquelle la représentation de notre expérience conduira pas à pas du plan pratique au plan conceptuel qui la détermine et peut être corrigée par les réalités de terrain.

1. Agir pour le développement humain

Notre stratégie repose sur trois impératifs : partir d’un diagnostic suffisamment pertinent ; analyser pour le connaître le degré de pauvreté des populations concernées ; élaborer un programme de développement humain adéquat au territoire concerné.


1.1. Partir d’un diagnostic pertinent

Pour qui considère que le développement humain est avant tout la lutte contre la pauvreté, le douar d’El Hamri représente un choix judicieux. Nous pouvons l’affirmer en nous appuyant sur un document de référence, le Diagnostic territorial participatif (DTP) de la commune de Mzouda (15 150 personnes pour 67 douars).

Daté de juillet 2008, ce DTP - qui nous a été communiqué par le Directeur de l’Agence de développement social de Marrakech - fait partie « du projet d’appui à la réalisation d’un plan de développement concerté pour les communes rurales de la province de Chichaoua » et il fait « de la lutte contre la pauvreté une priorité » (p. 5).

Il entre dans une politique provinciale (Comité provincial de développement humain de Chichaoua) et nationale (INDH, Direction générale des collectivités locales, ADS). Pour la province de Chichaoua, 33 communes rurales (dont Mzouda) ont été retenues pour être accompagnées dans l’élaboration de leur Plan de développement communal. Le DTP sert à proposer des « outils pérennes » comme une base de données et un système d’information géographique. L’objectif général de ce dispositif de gouvernance est de « créer une dynamique d’acteurs » agissant pour le développement des communes selon « une approche territoriale et participative », dans une « vision de long terme ». Tous ces acteurs – autorités, élus, services administratifs déconcentrés, associations de la société civile, populations - ont ainsi permis de « dresser le portrait de la situation actuelle de la commune et de préfigurer la situation future souhaitée » (p. 6).

Notre association, qui n’existait pas au moment de cette préparation du DTP, est à présent un des acteurs du développement communal de Mzouda. C’est ce que nous a signifié le Gouverneur de Chichaoua en février 2012 en nous proposant de travailler notre « programme-pilote » (selon ses propres termes) avec ses services, dès la fin avril 2012. 

1.2. Analyser le degré de pauvreté des populations de Mzouda

Dans les classements internationaux comme celui du PNUD de 2011, qui répartit 182 pays dans 4 catégories, le Maroc occupe la 130ème place dans la 3ème catégorie des pays « à indice de développement moyen » ou « en voie de développement ».

Dans le DTP de Mzouda, qui parcourt toutes les dimensions (géographique, démographique, sociale, culturelle, économique, environnementale, institutionnelle), le bilan est sans appel : « la commune est caractérisée par son taux élevé de pauvreté, raison pour laquelle elle a été choisie comme une des 360 communes cibles de l’INDH…le taux de pauvreté (36,89%) au niveau de la commune de Mzouda est largement supérieur à la moyenne nationale, régionale et provinciale qui est respectivement de 14,2%, 19,2% et 29, 09% » (p. 10). La commune de Mzouda est donc près de trois fois plus pauvre que la moyenne nationale du Maroc.

Les causes de cette pauvreté endémique sont :


  • Climatiques : aridité, pluviométrie faible et irrégulière (250mm par an en moyenne), température moyenne annuelle de 22°.

  • Géographiques : enclavement, échanges difficiles, transport inorganisé, terres rocailleuses à plus de 40%.

  • Démographiques : grand déséquilibre entre les 67 douars, croissance démographique faible, forte émigration, ratio de dépendance élevé dans les familles.

  • Economiques : activité agricole très prédominante (80%), focalisée sur la monoculture céréalière (90%) et l’autosubsistance ; revenus très faibles à cause de la sécheresse chronique et des méthodes d’exploitations archaïques ; taux d’activité limité à 34,8% ; sous-emploi dû à la saisonnalité des activités, à la prédominance de la micro-exploitation familiale, à la faible pénétration des activités secondaires et tertiaires.

  • Sociales : conditions de vie difficiles sur les plans de l’habitat, de l’éducation (déscolarisation, analphabétisme élevé à 72,2%, infrastructures scolaires insuffisantes), de la santé (1 médecin pour 15 000 habitants, prestations sanitaires uniquement sur place, absence de salle d’accouchement, insuffisance de médicaments…), des services sociaux de base (eau potable pour 40% des ménages, assainissement sans évacuation, collecte des ordures inexistante…).


Au total, l’agroécologie propose une insurrection des consciences qui pourrait être à l’origine d’une mutation sociale. Depuis 1983, Pierre Rabhi a agi pour l’agroécologie en Palestine, Algérie, Tunisie, Sénégal, Togo, Bénin, Burkina Faso, Mauritanie, Pologne, Ukraine, etc… L’agroécologie se répand dans le monde grâce aux associations d’agriculteurs :


1.3. Elaborer un programme de développement humain adéquat

Consciente de ce degré important de pauvreté à combattre, notre association a mis au point un programme de développement humain pour El Hamri et la commune de Mzouda (essentiellement), dont les composants et les motivations seront exposés dans le reste de cette contribution.

Ce programme tente d’articuler six projets qui répondent à six droits humains fondamentaux et qui représentent tous peu ou prou une innovation décisive par rapport à la situation existante. Au titre de pré-conditions, nous plaçons le droit de circuler et le droit à l’eau, aucun des deux n’étant garanti à El Hamri et Mzouda (omniprésence de pistes, accès à l’eau potable pour 45% de la population seulement).

Notre projet pour « le droit à l’alimentation de base» postule que l’activité économique dominante à Mzouda qu’est l’agriculture, figée dans la monoculture, victime de la sécheresse persistante, ne peut devenir véritablement une agriculture de subsistance et se développer que si elle se transforme an agroécologie. Inspiré des conceptions et des expériences de Pierre Rabhi, notre jardin veut en être la preuve vivante. Mais l’agroécologie ne pourra localement se généraliser que si la question vitale de l’accès collectif à l’eau et à un réseau de distribution pour les parcelles proches et lointaines de notre jardin trouve rapidement une concrétisation satisfaisante.

Notre projet pour « le droit à l’éducation» se veut un moyen de combat contre la déscolarisation, les abandons précoces, l’analphabétisme, pour proposer un système complémentaire d’éducation qui apporte les moyens matériels de base, suppose une pédagogie active intégrant des jeux éducatifs (ludothèque) et des expérimentations indispensables (éducation à l’environnement par le jardinet agroécologique pour scolaires). Par le partenariat avec des fondations spécialisées, nous nous occupons aussi de l’amont (inexistence du préscolaire) et de l’après (omniprésence de l’analphabétisme).

Notre projet pour « le droit à la Santé » dans les douars de Mzouda cherche à améliorer l’état sanitaire des populations par l’apport d’équipements de base et de médicaments, l’organisation de caravanes médicales et la création originale d’un corps de secouristes d’urgence aptes à intervenir partout sur le terrain et à solliciter un réseau de professionnels.

Enfin, notre projet Talents défend la reconnaissance des qualités d’expression d’artisans et d’artistes de la région, tout spécialement celles des autodidactes, dans la droite ligne du travail fructueux de Frédéric Damgaard à Essaouira puis Agadir et en respectant la spécificité de la culture berbère.

2. Penser le développement humain

Quelle pensée a présidé à l’élaboration de notre programme de développement humain ?


Depuis les années 1960, les modèles de développement portés par les relations Nord-Sud ont été pensés selon des orientations différentes, comme retard de développement, comme blocage dans le sous-développement (analyse marxiste), comme succession d’étapes dans le cadre du capitalisme, comme plans d’ajustements structurels issus du consensus de Washington, comme développement durable puis soutenable… Très longtemps s’est imposé le postulat de la croissance, alors que le bilan de toute cette période est négatif. Un rapport du PNUD de 2003 mentionne en effet que 54 pays sont devenus plus pauvres qu’en 1990 et que 36 connaissent une espérance de vie moins forte. Comment le développement humain peut-il alors dépasser à l’avenir ce résultat peu glorieux ?

Il faut avant tout éviter de privilégier l’économie du profit et la civilisation de l’hyperconsommation. Avec Stiglitz, nous faisons du développement « un processus qui concerne tous les aspects de la société et qui exige les efforts de tous : des marchés, des Etats, des ONG, des coopératives, des institutions à but non lucratif » (2006 : p. 60). Pour que le social y soit au poste de commandement, que l’économie y soit plurielle et que l’environnement constitue une conditionnalité nouvelle, nous empruntons à Pierre Calame sa vision de l’oeconomie : « des règles du jeu et de l’échange qui puissent tout à la fois assurer l’épanouissement des êtres humains, l’équité entre les sociétés, la sauvegarde de la biosphère et les droits des générations futures » (2009 : p.13). L’oeconomie est donc « une branche de la gouvernance » du développement. Notre programme à El Hamri tente de suivre cette voie qui est alors celle de la complexité. L’économique, le social et le culturel y sont complémentaires, dans le respect des institutions traditionnelles locales (berbères) qui ont développé en milieu rural un arsenal conceptuel et fonctionnel dont nous tenons compte : une langue avec ses « propriétés symboliques » particulières, un contenu juridique fait de droit coutumier (droit de la femme et code de la famille), un contenu architectural, des institutions sociales coordonnant les activités du douar.

2.1. Opter pour le « premier développement »

Nous mettons l’accent sur le « premier développement » considéré comme un droit des populations et le seul moyen de créer des gouvernances locales pérennes. Partout, les sociétés humaines s’inscrivent dans des espaces articulés entre eux selon deux grandes modalités :


  • L’articulation continue, permettant de passer par exemple du quartier à la ville, à la région, au pays, à l’Europe, au monde ;

  • L’articulation discontinue et juxtaposée, comme dans le cas des diasporas ou de la commune de Mzouda. C’est alors le développement du pays profond.


Ce « premier développement « marque l’importance du territoire, qui est « la brique de base de la gouvernance de demain » (Calame, 2009 : p.375). Il est le territoire où se déploie l’essentiel de la vie quotidienne, ce qu’on appelle en France le « bassin d’habitat », ou le « bassin d’emploi », et où devraient se trouver les services de base (éducation, santé, équipements commerciaux…). De ce point de vue, la commune de Mzouda serait un peu l’équivalent de nos communautés de communes, communautés urbaines, districts urbains, pays, mais en plus fragmenté et en plus enclavé. La vie tente de s’y organiser selon l’axe horizontal du territoire, où la proximité doit être visée, et selon l’axe vertical de la filière, qui suppose la gouvernance. Sur ces deux axes, à Mzouda, les fonctionnements sont très défaillants.


2.2. Respecter les droits humains fondamentaux

A nos yeux, un programme de développement humain doit envisager deux termes : des capitaux et des droits. Les deux catégories ne doivent cependant pas se confondre.

Le développement concerne plusieurs types de capitaux : matériels (des biens publics et privés), immatériels (des savoirs et savoir-faire), humains (des compétences, expériences, aptitudes, talents, « capabilités » selon Amartya Sen), naturels (des écosystèmes). La classification des biens et services avancée par Pierre Calame est pour nous à ce niveau, éclairante. Elle distingue :


  • Les biens qui se détruisent en se partageant et doivent rester indivisibles : site inscrit au patrimoine de l’humanité, biodiversité des écosystèmes, climat, océans, vastes espaces naturels comme la forêt tropicale…Territorialisés, ces biens nécessitent l’articulation de plusieurs échelles de gouvernance, du local au global, et se situent hors de la sphère marchande. Ils réclament une protection, comme c’est le cas de la forêt de la commune de Mzouda, qui s’étend sur une superficie d’environ 3000 ha, ce qui représente 14,3% de la superficie totale. Cette forêt, qui appartient en totalité au domaine public, est menacée de dégradation à cause de sa surexploitation par les populations avoisinantes comme pâturage, source d’approvisionnement de bois de chauffage et d’aliments pour le cheptel en hiver.

  • Les biens qui se divisent en se partageant et sont en quantité finie : eau, énergie, sols fertiles…Ces sont les biens de première nécessité, dont la répartition exige des conditions de responsabilité et d’équité. A Mzouda, se posent clairement les questions de l’eau, du manque d’énergie (absence de chauffage en hiver), de l’insuffisante fertilité des sols. C’est pourquoi nous privilégions notre projet d’agroécologie comme réponse à un besoin d’alimentation suffisante.

  • Les biens qui se divisent en se partageant mais sont en quantité indéterminée : biens industriels, biens de consommation et d’équipement, services aux personnes. Reproductibles, ils relèvent des mécanismes du marché. A El Hamri, ils sont rares et pour certains quasi inexistants.

  • Les biens qui se multiplient en se partageant : la vie, le code génétique, les semences paysannes, les échanges d’expériences, le réseau de relations…La gratuité y joue un rôle important. La mutualisation de ce capital social et de ce capital culturel d’inscrit dans la durée. A El Hamri, les semences manquent, le capital culturel est assez défaillant, le développement humain y est insuffisant, mais il est complété par ce qu’Edgar Morin nomme l’enveloppement (protections communautaires, valeurs non matérielles de sensibilité et de convivialité).


Dans chacune de ces catégories de biens, la question centrale qui se pose est celle du droit à la vie pour chaque être humain. Car il existe un lien étroit entre pauvreté, sous-développement, dégradation de l’environnement et droits de l’homme. La pauvreté déroule toujours son cortège de malheurs : mortalité infantile, sous-alimentation, analphabétisme, manque de soins de base, marginalisation, discrimination, non-participation à la vie sociale. Elle attente à la dignité humaine. Le champ de la pauvreté, dans lequel manquent bon nombre des biens et services catalogués par Pierre Calame, a donc développé et imposé une réflexion mondiale indispensable sur les nouveaux droits fondamentaux de l’homme (Ghezali, 2003), tout spécialement le droit à l’environnement et le droit au développement. Car les deux sont liés. De nombreux droits sont tributaires des conditions de l’environnement : droit à la santé, à une existence décente, au travail, à un niveau de vie correct, à une alimentation suffisante et saine, à un logement décent, à l’éducation et à la culture, donc fondamentalement au développement. Nous en sommes arrivés maintenant à la troisième génération des droits de l’homme, dite de « solidarité », après celle des droits civils et politiques (1ère génération) et celle des droits de créance (2ème génération). On réfléchit à présent sur les droits substantiels élémentaires (droit à l’eau, au logement, à l’alimentation…) et sur les droits procéduraux fondamentaux (libertés constitutionnelles, droit de savoir et de participer…).

Il est donc évident que toute stratégie de développement doit incorporer l’objectif éthique de réalisation progressive de droits collectifs fondamentaux, attachés à des biens de nature à la fois économique et sociale. Ces biens et droits exigent des régimes de gouvernance différents et complémentaires.


2.3. Affronter la complexité de la gouvernance

Le système économique actuel privilégie la troisième catégorie de biens ( ceux qui se divisent en se partageant), donc ignore ou pervertit les trois autres. Comme le dit Edgar Morin, « l’idée fixe de croissance devrait être remplacée par un complexe comportant croissances diverses, décroissances diverses, stabilisations diverses » (2011 : p.24). La gouvernance de cet ensemble comportera alors :


  • La promotion d’une économie de proximité, d’une économie verte, d’une politique de dépollution et de recyclage des déchets, toutes choses quasi totalement absentes à El Hamri. Il faut opter pour le fonctionnement d’une économie plurielle conjuguant la recherche de profit, l’action d’un Etat social actif, l’engagement dans l’économie sociale et solidaire… perspectives à peine esquissées dans la province de Chichaoua ;

  • L’augmentation des biens immatériels (culture, services sociaux et relationnels), trop cruellement manquants à El Hamri doit s’imposer ;

  • La conscience d’une nécessaire dimension esthétique de la vie (voir notre Projet Talents) doit parachever le tout.


Il ne faudrait cependant pas croire que la commune de Mzouda ne connaîtrait que la pénurie généralisée. En effet, la pauvreté dans les pays du Sud présente aussi des aspects originaux que relève très justement Edgar Morin (2011 : p. 118-119) :


  • Le maintien d’une assistance conviviale et familiale due aux relations de solidarité composant un système d’entraide invisible ;

  • la pratique d’une économie informelle échappant au calcul.


En ce sens, la pauvreté est aussi « richesse relationnelle et richesse culturelle » et il appartient à la gouvernance institutionnelle de protéger aussi ces qualités.


2.4. Privilégier l’évaluation critique de toute stratégie de développement

Il faut viser un art de vivre où « la qualité prime sur la quantité, l’être prime sur l’avoir, le besoin d’autonomie et le besoin de communauté doivent être associés, la poésie de la vie…étant notre vérité suprême » (E. Morin, 2011 : p. 261). Défendre les populations les plus démunies revient à défendre le droit fondamental, imprescriptible à la qualité de la vie. Et ce droit ne saurait être limité aux seuls besoins essentiels, même s’il faut garantir vite à El Hamri et à Mzouda le droit à l’eau, à l’autosubsistance alimentaire, au travail, aux soins de base, tous droits reconnus par les institutions internationales (Nations-Unies, FAO, OMS, PAM, UNICEF etc.).

Il faut alors abandonner la conception techno-économique du développement fondée sur le calcul comme instrument de connaissance, avec ses indices de croissance et prospérité, ses statistiques, etc.. Le calcul ignore les biens non marchands, le capital humain, les dégradations écologiques. Et qualifier le développement de « durable », c’est simplement l’attendrir. Qu’on nomme la nouvelle conception dont nous parlons dans cette contribution « métamorphose » (Morin) ou « oeconomie » (Calame) est sans importance. Ce qui compte est de cultiver tous les biens et services en privilégiant l’homme, en respectant la nature, en inventant de nouveaux droits de l’homme permettant d’aider les plus démunis à sortir de la pauvreté. On entre alors dans une gouvernance complexe qui nécessite toujours le recul de l’évaluation aléatoire. Nous essayons de le faire pas à pas à El Hamri, notre modeste laboratoire de développement humain.


Fouzia Delaite et Noël Nel



Bibliographie


Calame, P. 2009. Essai sur l’économie, Editions Charles Léopold Meyer, Duflo, E. 2010. Le Développement humain. Lutter contre la pauvreté (1) et (2). Paris, Le Seuil,

Ghezali, M. 2003. « Les nouveaux droits fondamentaux de l’homme », in Prieur M. dir., Vers un nouveau droit de l’environnement ? Réunion mondiale des juristes et associations de droit de l’environnement, Limoges : CIDCE, 2003. pp.85-116.

Morin, E. La Voie. Pour l’avenir de l’humanité. Paris, Fayard, 2011.

De Schutter, O. 2011. « Agroécologie et droit à l’alimentation », Rapport présenté à la 16ème session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, A/HRC/16 :49,

Stiglitz, J. E. 2006. Un autre monde. Contre le fanatisme du marché. Paris, Fayard,.